(suite) 1/ L'obésité, des causes multifactorielles

B/ L'épluche légumes n'a plus la cote !

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, l'alimentation des francais s'est profondément transformée. Qu'on s'en félicite ou qu'on le regrette, le modèle familial d'antan : mari au travail, femme a la cuisine, a vécu. Les femmes ont investi massivement le marché du travail. Et entre les heures de bureau et celles passées dans les transports, elles n'ont plus beaucoup de temps pour préparer les repas. Fini, donc, les longues séances d'épluchage de légumes pour la soupe du soir, ou la préparation fastidieuse d'un gratin maison qu'on fera dorer au four. Il faut que ca aille vite ! Et l'on concoit de plus en plus de repas a partir d'aliments prêts a consommer. Gratin ou moussaka surgelés, dont on ne se soucie guère des ingrédients, légumes en sachet que l'on plonge dans une sauce tout aussi mystérieuse, desserts lactés au délicieux goût sucré...

Un Francais sur deux, déclare choisir son repas en fonction du temps de préparation, les passants nous le confirme "Plus c'est rapide, mieux c'est". Inutile d'attraper un épluche légumes, on  se ruera sur un plat tout prêt, arrosé le plus souvent d'une canette de soda. Adieu le principe d'un repas structuré en trois ou quatre plats : entrée, plat principal, dessert. La tentation de se limiter au pot d'ice-cream est forcément plus forte. Le temps de cuisson et de préparation est devenu le critère du moment : la publicité délaisse la composition des produits au profit du temps de cuisson, c'est le cas pour les pâtes ou le riz :

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En France, le tableau n'est pas si beau, la tendance à simplifier de plus en plus ses repas règne ! Pour près d'un tiers des adultes francais, le repas de midi ne se compose plus que d'un sandwich ou d'une salade mangée sur le pouce par manque de temps. Le repas du soir, lui, se résume à des plats rapides voir prêts ou a décongeler au micro-onde. En 2012, cuisiner n'est plus un plaisir mais une obligation, la femme voit l'acte culinaire pesant : faire les courses, élaborer les menus, le préparer et faire la vaisselle.. Outre le repas simplifié, il est aussi raccourcit !

Les aliments industriels prennent une place importante dans la vie des Francais. La caricature de Catherine Beaunez montre cette importante consommation des produits industriels. Les produits surgelés se sont tellement dévelopés que certaines personnes affirment consommer que ce type de produit... Choquant, lorsqu'on se souvient de cette femme d'autrefois cuisinant pendant des heures.

52045955-p.jpgLes produits industriels ont leurs conséquences !


En effet, l'agroalimentaire a une composition néfaste pour le consommateur. A priviligier la rapidité, la composition en est oubliée. La majorité des produits industriels, du chocolat au couscous du soir en passant par la soupe doivent leur goût à la compétence des chimistes ou plutôt des arômes industriels, la France en consomme 40 000 tonnes par an.

Donc, les produits industriels ou les produits agroalimentaires français sont au coeur des critiques, des nutritionnistes aux agriculteurs, en passant par les cuisiniers aux magazines français, ils sont vivement critiqués, notamment sur leurs compositions néfastes pour la santé et restées trop "flou" pour les consommateurs. Une grande part des critiques portent sur la présence d'additifs dans les produits. Selon le nutrionniste et auteur des "Impostures et vérités sur les aliments", Laurent Chevallier, l'accumulation et l'association des additifs créent des risques non maîtrisés pour la santé. De plus, d'autres critiques accusent les produits de manque de transparence : la plupart des aliments transformés sont tellement transformés et contiennent tant d'additifs qu'il est quasiment impossible de savoir ce que l'on mange et, surtout, quelles seront les conséquences d'un tel type d'alimentation à moyen et long terme. Outre une présence excessive d'additifs, la présence excessive de sel (source de maladies cardiovasculaires) et de sucres dans les plats est également soulignée. Le cuisinier et auteur de "Easy Marx", Thierry Marx, explique : "Les arômes, les sels que contiennet les plats préparés masquent souvent leur extrême médiocrité. Consommer ces produits ultra-transformés nuit au porte-monnaie, à l'environnement et principalement à la santé. Songez que cette grillade de poisson, qu'une personne diabétique pourrait considérer, à première vue, comme idéale pour son régime, contient plus de sucre que la quantité journalière autorisée !". On notera aussi, que la surconsommation de sel au XXIe siècle en France serait essentiellement due aux plats cuisinés. "75% proviennent des aliments tout prêt", estime une enquête du magazine français "Elle", qui explique qu'en retenant l'humidité, le sel augmente à faible coût le poids des aliments, et relève les saveurs fades des préparations industrielles. Un exemple, les haricots verts en conserve contiendraient 300mg de sel pour 100g, contre 4mg pour 100g de haricots verts frais.

Alors attention chers consommateurs, méfiez vous des arômes, du sel mais aussi des exhausteurs de goût, additifs neurotoxique de E 620 à E650, présent dans la plupart des aliments industriels mais méfiez vous encore, les industriels l'écrivent sous diverses appellations : protéines ou graisses hydrolisées etc.. Et même les plus grandes marques tel que Findus contiennent tous ces ingrédients néfastes pour la santé :

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