(suite) 2/ Une prise de conscience en France

C/ Quel est le résultat ?

Les règles de l’équilibre alimentaire commencent à intégrer les repas français. Une étude de l’Agence française pour la sécurité alimentaire des aliments : Afssa, publiée le 9 juillet, révèle que les français deviennent plus raisonnables lors des repas. Plus de fruits, moins d’alcool, moins de sel etc..
Cette deuxième étude en la matière démontre une amélioration nutritionnelle des français. Certes, certains points restent à améliorer mais de nets efforts ont été constatés. Sans doute grâce au Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui a bombardé de messages sanitaires les foyers français. A grands renforts de "mangez cinq fruits et légumes par jour"-"manger moins gras"-"moins sucré"-"moins salé", les français se sont inquiétés pour leur santé.

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En effet, ils ont suivi certains conseils, en ont délaissé d’autres. Ils ont notamment eu la main moins lourde sur le sel et le sucre : -27 % chez les hommes, -22 % chez les femmes, pour qui il est forcément moins aisé de se passer de miel ou de confiture ! En revanche, les glaces et desserts glacés ont été très fortement privilégiés : +30 %. Concernant l’activité physique, essentielle au bien-être physique et mental, on note des différences fondamentales suivant les sexes. Les jeunes filles de 15 à 17 ans sont des cancres en la matière. Seule une adolescente sur quatre atteint un bon niveau d’activité physique contre six adolescents sur dix. Mauvaise note aussi pour les adultes, moins de la moitié de la population française pratique une activité physique entraînant des bénéfices pour la santé. Les disparités entre sexes ne concernent pas seulement la pratique sportive. Elle sévit jusque dans les assiettes. Les femmes sont plus nombreuses à consommer des produits laitiers frais, du poisson, des fruits, de l’eau, des boissons non alcoolisées et des produits sucrés. Les hommes en revanche privilégient les viandes, la charcuterie, les pommes de terre, les fruits secs et l’alcool. Inégaux devant la nourriture ? Si peu !

Depuis 2009, plus de Français s’approvisionnent directement aux producteurs locaux, en particulier les femmes. Ce n’est pas le caractère bio des produits qui est ici recherché puisque 65% des locavores achètent indistinctement des produits bio et non bio. A l’avenir, ils seront 80% à consommer local. La diffusion récurrente du conseil "manger 5 fruits et légumes par jour" semble porter ses fruits puisque un français sur deux a cette règle alimentaire à l’esprit (une progression de 10 points / 2009). Les plats cuisinés ne remportent pas le suffrage des français :
"Cette étude révèle notamment que les français ont de plus en plus de difficultés à respecter les principales règles alimentaires pour préserver leur santé. Ces difficultés peuvent être mises en parallèle avec les attentes très fortes en matière de nutrition des consommateurs vis-à-vis non seulement des industriels de l’agro-alimentaire, des enseignes de la Grande Distribution mais également des institutions telles que le ministère de la Santé et l’Union Européenne » conclut Olivier HERBAUT, Consultant CEGMA TOPO.

Pour mesurer l’impact de cette mesure, l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Nanté (INPES) a réalisé en février 2008 une étude auprès de 1 063 personnes représentatives de la population française. Cette étude montre que 87% des français accueillent favorablement les messages sanitaires insérés dans les publicités alimentaires, 71% d’entre eux les ont mémorisés et ce quelques mois seulement après leur mise en place en février 2007. 79% pensent que c’est un bon moyen de sensibiliser les personnes à l’importance d’une alimentation équilibrée.

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Moins de grignotages..

Le grignotage baisse depuis 2002, passant de 8,8% à 5,6% en 2008. Cette tendance s'observe également chez les jeunes de 12 à 18 ans (13,3% en 2002 contre 8,5% en 2008). Les personnes qui mangent plusieurs fois dans la matinée, dans l'après-midi ou le soir sont considérées comme "grignoteurs". Une tendance plus souvent confessée par les femmes que les hommes et qui a lieu davantage la semaine que le weekend. La pratique du grignotage varie aussi avec l'âge : elle diminue globalement lorsque l'âge augmente. Les étudiants sont les plus nombreux à grignoter, à l'inverse, les retraités grignotent moins que les actifs.

...et des repas surtout pris à domicile

 

Majoritairement, les Français mangent à leur domicile : 92,7% y prennent le petit-déjeuner, 65% le déjeuner et 87,2% le dîner. Le domicile reste le lieu du déjeuner pour 55,9% des personnes qui travaillent. Le pourcentage de personnes prenant leur repas hors du domicile a augmenté depuis 2002 (de 4,9% à 7,5% pour le petit-déjeuner, de 31% à 35,6% pour le déjeuner, de 10,9% à 13,8% pour le dîner). Plus de la moitié (54,3%) des sujets interrogés ont mangé au moins une fois chez des amis au cours des quinze derniers jours, dont 20,7% une fois par semaine et 8,1% plus d’une fois par semaine.

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